soutenons les lanceurs d’alertes !

Stéphanie Gibaud : une situation représentative de la précarité des lanceurs d’alerte

L’affaire HSBC Suisse, dévoilée par Hervé Falciani, vient une nouvelle fois démontrer l’ampleur de la fraude fiscale, de l’impunité des puissants et du besoin de protection des lanceurs d’alerte. Chez UBS, c’est Stéphanie Gibaud qui a payé de son emploi et de sa carrière sa dénonciation des pratiques frauduleuses de la banque.

image003

Le jeudi 5 mars, le tribunal des prudhommes de Paris rendra son jugement sur sa situation. Stéphanie Gibaud, ancienne directrice de la communication chez UBS, a déposé plainte contre UBS en 2009 et a contribué à ce qu’UBS soit mise en examen pour blanchiment et fraude fiscale. UBS a été condamnée par la justice française à payer 1,1 milliard d’euros de caution en septembre 2014.

Stéphanie Gibaud, embauchée à UBS en 1999, a été victime de harcèlement dès qu’elle s’est inquiétée auprès de sa hiérarchie de certaines pratiques et a refusé de détruire des fichiers. Ces documents utilisés pour l’organisation des événements étaient des listings contenant les noms des clients et ceux de leurs chargés d’affaires français et suisses. Ces fichiers révélaient que les chargés d’affaires suisses démarchaient des clients français en France avec pour objectif de faire ouvrir des comptes en Suisse, pour la grande majorité d’entre eux non-déclarés.

La direction d’UBS a harcelé Stéphanie Gibaud, puis l’a placardisée avant de réussir à la licencier en février 2012 malgré son mandat de secrétaire du CHSCT.

Le courage de Stéphanie Gibaud lui a coûté sa carrière, elle demande au conseil des prudhommes de la rétablir dans ses droits. Nos organisations la soutiennent.

 

Directive européenne « secret des affaires » : une menace pour les libertés

La situation de Stéphanie Gibaud est représentative de la précarité des lanceurs d’alerte et des syndicalistes dans l’entreprise. Plus que jamais, la liberté d’expression dans et hors de l’entreprise est fragile.

Nous avons réussi à obtenir que la notion de secret des affaires soit retirée du projet de loi Macron. En effet, la notion de secret des affaires consacre le fait que le droit des actionnaires prime sur celui des salariés et de la société tout entière et remet directement en cause le droit d’intervention des organisations syndicales, la reconnaissance récente et fragile des lanceurs d’alerte et la liberté de la presse.

Cependant, un projet de directive européenne sur le secret des affaires est inscrit à l’ordre du jour du Parlement européen le 28 avril prochain.

Nous lançons une campagne d’interpellation des députés et gouvernements européens pour qu’ils s’opposent à l’adoption de cette directive européenne qui, en l’état, menace la liberté d’expression dans et hors de l’entreprise. Au-delà, il est nécessaire de mettre en place un vrai statut des lanceurs d’alerte, de renforcer le droit d’intervention des organisations syndicales et des institutions représentatives du personnel, et de garantir la responsabilité des multinationales.

Mardi 3/03 à 18h30

Meeting de soutien aux lanceurs d’alerte

Bourse du travail

Jeudi 5/03 à 9h

Rassemblement de soutien à Stéphanie Gibaud

devant le conseil des prudhommes de Paris

27, rue Louis Blanc, Métro Louis Blanc

 

En savoir plus >>>

#StopTradeSecret #WeAreTheLeaks

reformes du dialogue social des CHSCT… le projet du gouvernement c’est de la M…. parlons-en!

La négociation nationale interprofessionnelle sur le dialogue social dite sur les « seuils sociaux » s’est terminée le 21 janvier sur un constat de désaccord entre organisations syndicales de salarié-e-s et organisations patronales.

Cet échec, c’est le patronat qui en est responsable. D’emblée il a cherché à faire de cette négociation « une grande braderie » des droits des salarié-e-s et de leurs instances représentatives du personnel.

Continuons ensemble la lutte pour le respect du dialogue social et notamment des CHSCT….

Continuer la lecture de reformes du dialogue social des CHSCT… le projet du gouvernement c’est de la M…. parlons-en!

Action des Retraités du 17 mars 2015

17-mars

Le lundi 9 février huit organisations de retraités, l’UCR-CGT, UCR-FO, UNAR-CFTC, SFRN-FSU, UNIR-Solidaires, UNRPA-Ensemble et solidaires, FGR-FP, LSR, publiaient un communiqué commun, appelant à la mobilisation des retraités autour de quatre thèmes : la baisse du pouvoir d’achat, la dégradation des conditions d’accès aux soins, le délitement des services publics, le report scandaleux de la mise en œuvre de la loi d’adaptation de la société au vieillissement.

Continuer la lecture de Action des Retraités du 17 mars 2015

Journée de grève interprofessionnelle le 9 avril 2015

site-appel-à-la-population-française-pour-arrivée-belge

Déclaration des organisations syndicales CGT, FO et Solidaires

Journée de grève interprofessionnelle le 9 avril

Combattre et réduire le chômage, permettre la création d’emplois en changeant de politique économique, préserver les droits et tous les régimes sociaux, garantir et promouvoir le service public, augmenter les salaires (secteurs public et privé), les retraites, les pensions et les minimas sociaux, constituent des priorités sociales, de surcroît en période de crise.

Réunies le 17 février 2015, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires affirment leur détermination pour faire aboutir ces revendications et lutter contre l’austérité et ses impacts destructeurs tant socialement, économiquement que démocratiquement.

Le « pacte de responsabilité », la rigueur budgétaire, la réforme territoriale, nombre de dispositions du projet de loi libérale « Macron » ainsi que plusieurs décisions des pouvoirs publics et du patronat aggravent la situation des salarié(e)s, des retraité(e)s et des chômeurs(ses).

De nombreuses luttes et mobilisations syndicales sont d’ores et déjà engagées dans les entreprises, les services publics et les secteurs professionnels.

Pour faire converger ces revendications et exiger du gouvernement et du patronat qu’ils y répondent, les organisations syndicales CGT, FO et Solidaires s’engagent dans un processus de mobilisation. Conscientes de leur responsabilité, elles invitent les retraité(e)s et les chômeurs(ses) à se mobiliser et appellent l’ensemble des salarié(e)s, du public et du privé, à une journée de grève interprofessionnelle et à manifester le 9 avril 2015.

Paris, 17 février 2015

Carrefour Market Puiseux-Pontoise : Les weeks-end de la colère des salariés!

Samedi 14 janvier dernier, Opération « les weeks de la colère » chez Carrefour Market à Puiseux-Pontoise. Les salariés du magasin ont décidés de partir à  l’offensive après des NAO infructueuses. Et rien de tel pour cela qu’une démonstration du rapport de forces. Chose faite donc avec un débrayage de 1 h 30 suivi par 50%  des salariés du magasin.

Les revendications portent notamment sur :

  • Des augmentations de salaire significatives
  • L’alignement de l’ensemble des droits entre hypers et supermarchés du groupe
  • Le remplacement du Personnel en cas d’absences
  • Une baisse de la charge de travail pour un travail de meilleure qualité

Engagé dans un mouvement national, les salariés ont promis de reconduire les « weeks de la colère » autant que cela sera nécessaire pour que la Direction concède à leurs revendications, forts légitimes.

 

1798128_810657462350014_6528226802641941574_n

Défendre et renforcer les libertés fondamentales partout dans le monde

9760ab75

« Défendre et renforcer les libertés fondamentales partout dans le monde »
Rassemblement le 18 février 2015 à partir de 17 heures,

sur le Parvis des droits de l’Homme, au Trocadéro (Paris)

Le 18 février 2015 a été désigné par le Conseil général de la CSI « Journée d’action mondiale de défense du droit de grève », qui fait l’objet d’une attaque par le Groupe des employeurs à l’OIT. Un rassemblement unitaire (CGT, CFDT, FO, CFTC) se tiendra sur le Parvis des droits de l’Homme, afin de marquer symboliquement notre adhésion à cette journée, en présence de Philippe Martinez, Secrétaire général de la CGT, Laurent Berger, Secrétaire général de la CFDT, Jean-Claude Mailly, Secrétaire général de FO, Philippe Louis, Président de la CFTC, ainsi que Sharan Burrow, Secrétaire générale de la CSI et Bernard Thibault, Représentant des travailleurs français au Conseil d’administration du BIT.